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MyFeelBack : Des idées high tech qui pèsent

Cet assoiffé de high tech et de nouveautés s’est mis en retrait de la présidence de PCKADO SA créée il y a dix ans, pour se lancer dans une nouvelle aventure, celle de MyFeelBack.

Il semble n’en avoir jamais assez. Stéphane Contrepois est un créateur dans l’âme. Un créateur de e-business qui ne s’attarde pas sur ses lauriers. Fort du succès de la société PCKADO SA qu’il a créée il y a dix ans, avec les deux sites Ckado.fr et vente-du-diable.com, il prend du recul – en se retirant de la présidence mais en restant actionnaire et administrateur du groupe pour se lancer dans un autre défi. 

Son nouvel objectif, c’est Myfeelback, né à Toulouse il y a quelques semaines, qui s’apprête juste à « changer le monde » comme il se plaît à l’annoncer, en développant une «nouvelle utilisation inédite du QR code ».
Ce Toulousain quadragénaire ne s’arrête jamais. Il a toujours soif de nouveauté. En 1994, une fois diplômé du Groupe ESC Toulouse, il choisit la voie du sport et du marketing et s’entête pendant six mois jusqu’à trouver LE poste correspondant à ses attentes, chez Salomon. Responsable marketing sud-ouest de la marque de golf Taylormade, « sur le papier c’était parfait ; mais ça ne collait pas avec la réalité du terrain ». Cantonné à des démonstrations, il quitte ce premier job au bout de quelques semaines. Comme il était « a priori fait pour la communication et le marketing », il prend l’annuaire des anciens élèves de l’ESC Toulouse et contacte tous les directeurs de la communication et vante ses services. Il ne tarde pas à travailler « tous azimuts » et cofonde l'agence de communication en 1997, Gribouille (qui sera revendue en 2001), spécialisée dans la communication globale sportive.
À la fin des années 1990, se produit pour lui « le grand virage », « internet entrant de plus en plus dans la vie des entreprises et des particuliers ». Stéphane Contrepois se rapproche de sociétés innovantes, donne des cours et emmagasine des infos. « Il y avait beaucoup de créations, plein de bonnes idées mais pas encore d’usage », analyse-t-il aujourd’hui. Avec «un copain de promo », Édouard Forzy, il s’aperçoit qu’il n’y a pas encore de structure fédératrice pour toutes ces start-up. Ils créent alors un événement rassembleur – autour d’un apéro informel à Diagora qui drainera 400 personnes alors qu’ils en attendaient 40 – ce qui deviendra par la suite La Mêlée, l'association fédératrice des acteurs de l'économie numérique en Midi-Pyrénées. Désormais en retrait de l’opérationnel, Stéphane Contrepois en est toujours président délégué. « Là, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire sur le marché des TIC. » Quand la bulle internet explose, il décide de se lancer à son tour sur la toile.

En 2001, il créée, avec son associé Olivier de Trémaudan, la société PCKADO SA qui développe le site PCkado.fr (devenu Ckado.fr), et vend du matériel high tech d’occasion. Le site marche très fort jusqu’en 2006, quand arrive les note book sur le marché. «Nous vendions 80% d’ordinateurs portables ; ce nouveau produit a divisé par dix notre CA en deux mois. Nous nous sommes retrouvés confrontés à un dilemme: soit réduire la voilure, avec une dizaine d’emplois en balance; soit chercher un nouveau levier de croissance. » C’est évidemment vers cette deuxième option que Stéphane Contrepois se tourne. Avec une nouvelle idée: s’axer sur les ventes privées. « C’était une nouveauté en France de faire des soldes permanentes et une aubaine pour nous. » En surfant sur cette nouvelle vague, les deux associés lèvent 2 M € de fonds et créent en 2007 un nouveau site, vente-du-diable.com. « Nous nous sommes autoproclamés n° 1 de la vente privée de destockage high tech puisque nous étions les seuls ! » À ce jour, le résultat se répartit entre 1 % sur Ckado.fr et 99 % sur Vente du diable, avec 1 M€ de CA par mois. Les projets de développement visent désormais le marché international, en commençant par l’Espagne. Un chantier que ne suivra pas Stéphane Contrepois, puisqu’il a d’autres projets. Depuis 2010, aimant le « renouvellement », il cherche « à faire autre chose ». C’est en mai 2011 qu’il trouve.

En donnant des cours à l’ESC, il rencontre Willy Braun, l’organisateur du premier Startup week-end à Toulouse. Sollicité, Stéphane Contrepois y participe en tant que jury en 2010. En mai 2011, il y revient, mais cette fois en tant qu’apporteur de compétences. « Parmi les 30 projets présentés, celui d’Aurore Beugniez (chargée à l’époque du pôle communication digitale de la Ville de Toulouse et du Grand Toulouse) m’a séduit. 54heures après, nous étions le projet gagnant. » Myfeelback est ainsi né. Le concept, c’est l’utilisation du QR code à l’envers. « En flashant un QR code, explique Stéphane Contrepois, l’utilisateur est amené vers un formulaire à remplir dont les données collectées sont ensuite envoyées à l’auteur du QR code. Cela permet une infinité d’applications : enquêtes de satisfaction, déclarations diverses, sondages… » Au bout de quelques mois, le projet est prêt, puis accepté par l’Incubateur Midi-Pyrénées. En septembre, sur leurs fonds propres (un capital de 100 000 €), les nouveaux associés (avec un troisième partenaire, Julien Hourrègue) développent le logiciel avec une SSII montpelliéraine puis créent la société en décembre, en même temps qu’ils s’installent dans la pépinière de Montaudran. Ils ont depuis été rejoints par Christophe Marcilly (ex-DG de Bugbusters) et Alix Howard (ex-directrice commerciale d’Agoranet). Avec un produit déjà adopté par des clients tels que le CNRS, le Grand Toulouse, FRAM, ils viennent de faire entrer six business angels dans le capital (avec un total de moins de 10%), valorisant leur entreprise à 1M€. Ils poursuivent déjà deux objectifs à court terme, le développement commercial et le déploiement à l’international. Et comptent bien instaurer «une barrière à la concurrence avec un dépôt de brevet et un transfert de technologie ».

Pour l’heure, ils viennent de mettre en ligne un générateur de QR code personnalisable et gratuit. « Comme notre métier, ce n’est pas de créer des QR code, on l’offre ; nous, on vend ce qui est derrière », justifie Stéphane Contrepois. « Où on va aller, on n’en sait encore rien, avoue le président de Myfeelback, on veut juste changer le monde. » Un défi qui semble de taille à être relevé par cet homme aux idées qui pèsent.

Mélanie Moncassin

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